Les étudiants des sections BTS de l’Enseignement Catholique de l’Oise ont réfléchi ensemble sur le développement durable.120 étudiants des cinq sections de techniciens supérieurs des établissements de Compiègne, Senlis, Pont Sainte Maxence et bien sûr de l’Institut Charles Quentin de Pierrefonds (60), qui accueillait ce rassemblement, se sont retrouvés pour réfléchir ensemble à la notion de développement durable.
Initié, il y a une petite dizaine d’année, ce type de manifestation regroupe deux fois par an les étudiants autour de thèmes différents : en octobre dernier, ce fut autour de la confiance. C’est une façon de - décloisonner un peu les sections BTS,
- de faire qu’ils se connaissent un peu entre eux,
- de leur apporter une autre vision des choses et
- de les faire réfléchir avant tout sur des valeurs humanistes, chrétiennes.
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Cette rencontre portait sur le développement durable, un thème proposé par les étudiants et retenu par les organisateurs.
Quatre intervenants, venus d’horizons divers, ont pu illustrer cette notion autour d’une table ronde animée par un journaliste de La Croix - l’Evénement.
- C’est Elena LASSIDA, maître de conférence à Paris et directeur du Master d’Economie solidaire et logique du Marché de la Catho qui a lancé le débat après avoir redéfini le développent durable.
C’est un enjeu pour une vie meilleure où il faut inventer de nouvelles manières de vivre ensemble, ce qui est loin d’être facile car il n’y a pas de modèle tout fait. Il faut passer du quantitatif au qualitatif, passer de l’accès aux biens, de la satisfaction des besoins à la capacité pour chacun d’être acteur, d’être créateur… Il faut changer nos manières de faire, nos manière d’être… - Pour Fulgence KONE, intervenant franco-burkinabé, il ne faut pas oublier, dans le développement durable, le pilier culturel qui est pour lui à dissocier du social. Une prise en compte encore plus grande de la personne dans sa totalité qui doit être au centre de cette démarche.
- Agnès CHAMPAULT, agricultrice biologique témoigne que sa démarche lui permet d’être en cohérence avec sa vision de la nature et de l’être humain. Elle précise que dans sa détermination (elle ne veut pas employer le terme de combat) à être, il y a une vingtaine d’années une pionnière dans ce domaine, c’est la mise en commun de compétences entre partenaires qui lui a permis d’être durable. Ce qui est essentiel c’est que chacun apporte sa goutte d’eau à une œuvre collective de développement durable.
- Enfin, Claire STORY, en resituant son action dans sa mission « agenda 21 », pour le Conseil général a insisté sur le fait que le développement durable est avant tout un processus d’amélioration continue dans tous les domaines.
Ces interventions ont été ponctuées d’un échange avec la salle, riche en remarques
Pour compléter cette approche, les étudiants ont poursuivi leur réflexion en ateliers dont certains étaient animés par le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) : la micro finance, la filière textile illustrée par le voyage d’un jean, les voyages solidaires.
C’est Elena LASSIDA qui a conclu la matinée : « il faut faire durer notre capacité d’inventer, d’innover, de trouver de nouvelles manières de consommer, d’organiser notre vie. Trouver une alliance qui nous rende tous responsables de faire de notre terre un lieu habitable. Se mettre en marche dans la promesse d’un monde meilleur plutôt que d’un monde à sauver ». Des paroles positives et pleines d’espérance. Les étudiants ont pu poursuivre leur discussion autour d’un repas. |  |
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